Chroniques Morrowind : chapitre 1 : la maison Dagoth ou l’histoire du Nérévarine. Dagoth Ur. Ce nom résonnait encore dans ma tête, que devais-je faire ?
Je suis Narbil, prisonnier de guerre. On m’a relâché dans une île que je ne connaissais pas. L’île de Vvardenfell, tout ce que je sais c’est que cette île est la terre des Dunmers, les elfes noirs et aux yeux rouges. Je ne connaissais même pas les raisons de ma libération jusqu’à aujourd’hui.
Voici mon histoire, celle du Nérévarine :
Je m’appelle donc Narbil, je suis né de parents inconnus, je ne les ai jamais vu. Je suis un Nordique venant des terres glacées de Solshteim. J’ai été capturé lors d’une escarmouche entre deux tribus, je ne me rappelle plus de rien ensuite. J’ai voyagé de prisons en prisons, je ne voyais plus la lumière du jour, jusqu’à aujourd’hui, jour gravé à jamais dans ma mémoire.
Le geôlier avait ouvert la porte de ma cellule et m’avait dit :
-Qu’ais-je fais encore ?? Dis-je sur un ton exaspéré
-Viens et discute pas !!
Je gardais pour moi la remarque que je voulais lui faire à propos de son amabilité et j’ai suivis ce dernier.
Il m’emmenait dans le bureau du grand Chanoine, le Temple étant très impliqué dans les affaires politiques du pays.
En entrant, ce dernier me proposa de m’asseoir, l’air hébété, je pris la chaise qu’il me proposait. Son bureau était contrairement à ce que je m’attendais, petit et assez mal éclairé, mais il était en revanche remplis d’objets Dwemer, une armure était presque complète, un détecteur d’ondes radio était posé sur son bureau.
- Vous pouvez disposer dit-il au geôlier.
Il m’observa longuement, je ne faisais pas attention car j’étais trop captivé par ses artefacts nains.
- Je vois que vous êtes intéressé par les dwemer, me lança-t-il.
- Oui, j’étais moi-même passionné par ce peuple avant mon arrestation.
- Bien ! Je crois que j’ai quelque chose qui pourrait vous intéresser, tenez.
Il me tendit un étrange objet assez lourd et brillant.
- Gardez-le c’est pour vous, c’est une amulette Dwemer.
Il ne m’avait tout de même pas fait monter pour ça ? Je me remis sur mes gardes :
- Que voulez-vous de moi ? Demandais-je sur un ton plutôt brusque.
Son regard se durcit, son visage s’assombrit, il semblait gêné.
- Hem… Ce n’est pas facile à expliquer… Bon ! L’empereur Uriel Septim a demandé votre libération. Ne me demandez pas pourquoi ! Je n’en sais rien ! Il veut que l’on vous emmène sur une île du nom de Vvardenfell. Vous aurez plus d’informations en débarquant. On vous déposera dans un petit port, dan s la région de la côte de mélancolie, Seyda Nihyn, vous partez demain, faites vos affaires.
Je sortais donc, très troublé par cette conversation, serrant toujours l’amulette entre mes doigts, mes mains tremblaient, que me voulait l’empereur ? Après un frugal repas dans ma cellule, je m’endormis d’un sommeil agité.